Les innombrables mégalithes qui jalonnent le territoire communal sont là pour témoigner de l'ancienneté du peuplement de la région. Qu'ils s'agissent de dolmens, qui servirent de sépulture, ou de menhirs, dont la fonction demeure énigmatique, ces constructions sont la signature des hommes du néolithique. Autres éléments architecturaux remarquables, les stèles à la taille si parfaite sont l' oeuvre des celtes. Si quelques tuiles trouvées dans les labours marquent la période gallo-romaine, c'est surtout le haut moyen âge avec ses croix de granit posées ici ou là dans le paysage qui nous rappelle à son souvenir.

"Extraits du guide historique du Canton de Ploudalmézeau réalisé par l'ULAMIR"

"L'hagiographie bretonne associe Porspoder à l'arrivée en Armorique de deux saints venus d'outre-Manche. Selon une bioagraphie rédigée au IXe  siècle par Wrmonoc, moine de Landévennec, le Gallois Paul Aurélien, futur Saint-Pol de Léon, aurait trois siècles plus tôt et après un bref passage à Ouessant, débarqué, près de Melon (Médiona). Il ne fit qu'y passer. Albert Le Grand, dominicain de Morlaix, publia en 1640, l'histoire admirable de Saint-budoc et de la princesse Azénor de Léon, sa mère.

Selon lui, Budoc, venant d'Irlande dans une auge de pierre miraculeusement flottante, aurait touché terre, en 585, sur la grève, au pied de l'église actuelle dont il est le saint patron."

" Pendant plusieurs siècles et jusqu'à une époque récente, Porspoder a surtout vécu de la mer. Les bateaux de Laber, parfois affrétés par des étrangers, faisaient un commerce actif sur toutes les côtes de France, et également avec les ports espagnols, anglais ou hollandais. Dès le XVIIIe siècle, le développement du réseau routier, facilitant les charrois terrestres, porta un rude coup au cabotage. Au XIXe, dans le trafic international, la voile ne résista pas à la concurrence de la vapeur. Les mouillages d'échouage ne pouvaient guère accueillir des bateaux modernes. La pêche évolua au fil des ans. Lorsque, pour des raisons climatiques mal établies, la morue, abondante au XVe siècle, eut émigré vers les lointaines mers nordiques, on pêcha plutôt la sardine, les maquereaux, la raie et les crustacés. A Porspoder, le chalutage et l'industrialisation des pêches maritimes ont mis pratiquement fin, à cette activité. La découverte des vertus thérapeutiques de l'iode, au début du XIXe siècle, avait assuré la prospérité d'une profession nouvelle, celle de goémonier, mi-marin, mi-paysan. Elle fut ruinée par la décadence de cette industrie chimique aux alentours de 1930.

Une trentaine d'années plus tard l'utilisation massives des alginates a redonné vie à la récolte des algues effectuée par des barques spécialement équipées. Mais contrairement aux communes littorales voisines, Porspoder n'a guère participé à cette reprise.

Devenu plus rurale que maritime depuis un quart de siècle, Porspoder a dû restructurer son agriculture, regrouper les innombrables et minuscules parcelles dont beaucoup constituèrent longtemps une sorte de domaine collectif : les "communaux", qu'on appelait ici les "communs"."

La population, qui n'a longtemps cessé de diminuer, recommence de nouveau à croître. Entre les deux derniers recensement on a en effet noté une augmentation du nombre des habitants de 14%.

La proximité de Brest, de villes en pleine mutation ( Saint-Renan, Ploudalmézeau), ainsi que la qualité de la vie dans un cadre pittoresque et d'une incontestable beauté, constituent un atout important pour le développement de la commune.